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L'histoire du Cap d'Antibes est liée à l'histoire d'Antibes dont le site exceptionnel est bien connu depuis la plus haute antiquité.

Entre le deuxième et le premier millénaire avant J.C., des tribus nomades diverses, probablement attirées par la beauté du site, se sont installées et ont fondé des villages primitifs.

Autour du cinquième siècle avant J.C., des marins grecs ouvrant des ports de commerce tout le long de la côte méditerranéenne fondèrent Antipolis, qui devint rapidement un port important. Antipolis signifie la cité d'en face, en face de la Corse, Antipolis étant une étape idéale sur la route maritime reliant la Corse et Massilia (aujourd'hui Marseille) ou bien en face de Nikke (Nice), Nikke devant son nom à la déesse grecque de la Victoire. Une acropole grecque était dressée à la place de l'actuel Château Grimaldi.

Les environs d'Antibes, et particulièrement Le Cap d'Antibes étaient couverts de forêts de pins maritimes, avec des habitations primaires le long du rivage. La Garoupe était déjà bien connue par les pêcheurs qui y tendaient des pièges pour les poissons.

Au deuxième siècle avant J.C., l'ensemble de la région eut à affronter de très nombreuses et très lourdes attaques de tribus environnantes comme les Oxibiens et les Cannois. La région demanda donc la protection aux romains qui l'accordèrent en 154 avant J.C. Les romains infligèrent de sévères défaites aux Oxibiens et toute la région devint une province romaine, l'Alpae Maritimae.

Sous les romains, Antipolis continua de se développer fortement, devenant la plus grande ville de la région. La fameuse Voie Aurélia traversait la ville, qui était une étape majeure pour les romains se rendant en Gaule. Un Roman Castrum remplaça l'Acropolis grecque. La cité avait de larges fortifications, des aqueducs, des bains publics, un arc de triomphe, et un temple dédié à Mercure, dieu romain du Commerce. Les emplacements actuels du Cap d'Antibes et de Juan les Pins faisaient partie de la cité.

Au quatrième siècle après J.C., l'Empire romain se convertit au Christianisme, les invasions de tribus barbares, les ostrogoths et les wisigoths, reprirent, et la dislocation de l'Empire s'amorça. Une longue période de dévastation pour l'ensemble de la région commença.

Antipolis devint Antiboul avec la consécration de la cité au Christianisme vers le milieu du cinquième siècle. Mais pendant les siècles qui suivirent, la région continuait d'être dévastée par de nombreuses tribus et restait très peu sûre. Au dixième siècle, Antibes eut son premier Seigneur, le Seigneur d'Antibes, Seigneur Rodoart. Il commença à protéger la région en repoussant les envahisseurs. Il habitait un Château, construit à l'emplacement du camp romain, avec ses propres pierres. Antibes dressa d'imposantes fortifications (les fortifications de l'an 1000), les envahisseurs venant aussi bien de la mer. Au onzième et douzième siècles, Antibes connu un certain renouveau, mais les siècles suivants, l'insécurité, les guerres et les épidémies plongèrent à nouveau la région dans une profonde récession. Les gens vivaient principalement à l'intérieur de la cité, derrière les murs. Le Cap d'Antibes, peu sûr, n'était pas vraiment habité. La paix revint dans toute la région vers la fin du quatorzième siècle. Le Comte de Provence qui protégeait et possédait toute le région mourut vers la fin du quinzième siècle et légua ses terres à Louis XI, Roi de France.

Le Cap d'Antibes commença réellement à se développer vers le milieu du dix-neuvième siècle. A cette époque, des touristes aisés venant de toute l'Europe, notamment de l'Angleterre et de la Russie découvrirent l'endroit et y bâtirent de luxueuses demeures.

En 1880, l'actuel emplacement de Juan les Pins était découvert par le Duc d'Albany, fils de la Reine Victoria. A cette époque, Juan les Pins était une forêt de pins bordée de plages de sables idylliques.

En 1926, Le château d'Antibes fût acheté par la municipalité d'Antibes et transformé en Musée. Picasso y séjourna 6 mois. Il légua toutes ses oeuvres peintes sur place et le château d'Antibes devint le Musée Picasso.

Juan les Pins eut ses jours glorieux dans les années vingt, quand les américains y apportèrent un certain style de vie fait de décontraction, de bains de soleil à la plage, et... de Jazz. Le succès fut immédiat. Toute la jeunesse européenne en recherche d'amusement ainsi que les plus célèbres des stars américaines de l'époque comme Frank Jay Gould, Scott et Jelda Fitzgerald, ou Douglas Fairbanks avaient l'habitude d'aller à Juan les Pins. C'était le début des années folles. Après la deuxième guerre mondiale, l'atmosphère exubérante de Juan repris à nouveau, en faisant la "Nouvelle Orléans Européenne". Sidney Bechet fût si impressionné par la beauté de l'endroit qu'il s'y maria en 1951, pendant un jour complètement fou où orchestres dans la rue, stars, et journalistes du monde entier se mêlaient et dansaient. Sidney Bechet y joua même pour la première fois l'air Dans les rues d'Antibes (In the streets of Antibes), l'un de ses plus grands morceaux. En 1960, Le Festival de Jazz de Juan les Pins fût lancé. Tous les grands vinrent : Armstrong, Count Basie, Charles Mingus, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Sarah Vaughan, Ray Charles....Hancock, Georges Benson, Keith Jarrett, Al Jarreau. De nos jours, le festival de Jazz a lieu au mois de juillet.



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